Quelle assurance pour votre entreprise ?

Simply Conseils - Quelle assurance entreprise choisir

Quelle assurance entreprise choisir ?

Que vous démarriez une nouvelle activité ou que votre entreprise soit déjà opérationnelle, il est nécessaire de souscrire un certain nombre d’assurances. En Suisse, il existe des assurances obligatoires pour les patrons et leurs employés et également des assurances facultatives. Selon le domaine d’activité de votre entreprise, il peut être pertinent de souscrire une ou plusieurs assurance entreprise supplémentaires (par exemple pour les entreprises agricoles ou du bâtiment). Dans cet article, Simply Conseils vous explique quelles assurances sont nécessaires et leur utilité. 

Simply Conseils - Quelle assurance choisir pour une entreprise

 

1 – Pourquoi une assurance entreprise ? 

La première raison est évidente : pour faire face aux risques et aux imprévus du quotidien. Mais aussi pour garantir à soi-même en tant que patron et à ses employés une retraite décente. Le système suisse repose sur 3 piliers et se veut garant du maintien d’un niveau de vie décent une fois que l’activité professionnelle a cessé. 

Pour cela, on peut combiner différentes sortes d’assurances pour protéger au mieux l’entreprise et les personnes qui y travaillent.

Il existe des assurances dites ‘’sociales’’ et d’autres dites ‘’assurances d’entreprises’’. Certaines sont obligatoires et d’autres facultatives, selon le bon vouloir de l’employeur. 

 

2 – Assurances sociales obligatoires

En Suisse, les entrepreneurs ont le devoir de payer des assurances sociales pour eux-mêmes ainsi que pour leurs collaborateurs.

Certaines assurances entreprises peuvent être obligatoires selon la forme juridique de l’entreprise (voir le point 3). Le système suisse de prévoyance est basé sur les trois piliers et doit garantir une sécurité de revenu à la retraite, en cas d’invalidité ou de décès. 

 

Assurance vieillesse, invalidité et perte de gain (AVS / AI / APG)

L’assurance vieillesse et survivants (AVS) prévoit de couvrir les dépenses de première nécessité des bénéficiaires. L’assurance invalidité (AI) assure un revenu de base en cas d’invalidité. Quant aux allocations pour pertes de gain (APG), elles permettent de compenser le manque de revenus des assurés. Ces 3 assurances sont co-financées par les cotisations des employeurs (montant payé en plus du salaire) et des employés (montant déduit du salaire brut). La Confédération et les cantons participent également au financement de ces assurances qui constituent le premier pilier du système suisse des 3 piliers. 

Comment cotiser à l’AVS ? Lors de la création de sa société, l’entrepreneur doit s’annoncer auprès de la caisse de compensation compétente (généralement celle du canton). 

 

Prévoyance professionnelle (LPP)

La caisse de pension choisie par l’entreprise garantit le maintien du standard de vie après le départ des employés à la retraite. En Suisse, c’est la Loi sur la Prévoyance Professionnelle qui oblige les employés dès l’année de leurs 18 ans à cotiser. 

Les personnes gagnant moins de CHF 21’330 (environ) n’ont pas l’obligation de cotiser. Les cotisations des employeurs et des employés sont déterminées par chaque institution de prévoyance, dans le règlement de la caisse. Ces cotisations évoluent dans le temps en fonction de l’âge de l’assuré, de son salaire, etc..

Chaque personne est également libre de cotiser au 3e pilier ou de souscrire une assurance vie pour compléter sa prévoyance au niveau personnel. Pour en savoir plus sur le 2ème et le 3ème pilier, lisez notre article “Prévoyance : quel sera le montant de ma retraite ?”. 

 

Assurances santé et accidents (LAA)

Pour assurer la pérennité de l’entreprise et de ses activités, le chef d’entreprise doit impérativement être assuré et assurer ses employés également. Pas seulement en cas de maladie, mais aussi d’accident, d’invalidité prolongée ou de décès. 

Par exemple, pour une maladie ou des raisons de santé empêchant de travailler, il existe des assurances d’indemnités journalières qui assurent jusqu’à deux ans de couverture. 

 

En cas d’accident, c’est l’assurance accident qui prend en charge les frais et la compensation du salaire. 

Là où cela se corse, c’est par exemple en cas d’invalidité ou d’invalidité prolongée. La caisse de pension de l’entreprise prévoit généralement une rente AI dans le paiement des cotisations AVS/AI/APG obligatoires par l’employeur pour ses salariés. Mais cette rente AI est parfois insuffisante pour maintenir le niveau de vie du salarié désormais en incapacité de travailler. Il a donc la possibilité de compléter son AI par des assurances privée. Idem en cas de décès. Dans ces deux cas, il est pertinent d’anticiper la perte éventuelle de revenus pour pouvoir compenser et subvenir aux besoins de sa famille, cela même si on est privé de son revenu principal.

La recommandation d’assurances privées vaut aussi bien pour les chefs d’entreprise que pour les employés.

Plus d’informations sur la LAA dans notre article “Assurance accidents, êtes-vous couvert ?’’.

 

Assurance chômage (AC)

À quoi sert l’assurance chômage ?

Elle permet de continuer à percevoir un revenu mensuel, même lorsque l’activité professionnelle principale a pris fin. Par exemple : en cas de démission, licenciement, diminution du taux horaire initial etc.. 

En plus de continuer à verser un salaire, l’assurance chômage prend en charge les frais de réintégration des demandeurs d’emploi sur le marché du travail. Cela comprend notamment : les séances avec un conseiller ORP, d’éventuels cours de perfectionnement, etc.. 

Là aussi, les entrepreneurs doivent souscrire des assurances sociales pour eux-mêmes et pour leurs employés.

 

La cotisation à l’assurance chômage est obligatoire dans les conditions suivantes : 

  • L’activité du collaborateur est rémunérée (salaire) ; 
  • Le collaborateur est assujetti au système suisse d’assurances sociales (AVS/AI/APG) ; 
  • Concerne tous les travailleurs jusqu’à 64 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes (les retraités exerçant une activité salariée ne cotisent plus à l’AC) ;
  • Concerne tous les employés touchant un salaire annuel supérieur à 2’300.00 chf. 

Les employeurs ont donc l’obligation de cotiser  pour leurs employés à l’assurance chômage. Les cotisations sont versées à la caisse de pension choisie par l’employeur (en principe la même que pour l’AVS/AI/APG). La cotisation de l’AC est généralement déduite du salaire mensuel brut. 

Attention cependant : les conditions sont différentes en fonction du statut juridique de l’entreprise. Les travailleurs indépendants (freelances) n’ont pas la possibilité de cotiser au chômage. Pour les propriétaires de SA ou de Sàrl, les conditions sont plus avantageuses et flexibles. Pour anticiper une faillite, il vaut toujours mieux souscrire une assurance perte de gain facultative.

 

3 – Assurance entreprise : plusieurs possibilités

Pour ces assurances pour entreprises, les employeurs peuvent choisir d’y souscrire ou non. Et ce de manière bien plus libre que pour les assurances sociales qui sont pour la plupart obligatoires. 

Le but des assurances d’entreprises ? Protéger vos avoirs professionnels et la propriété sur laquelle se déroulent vos activités. En principe, les chefs d’entreprise peuvent décider eux-mêmes quels risques ils souhaitent couvrir.

 

RC professionnelle

S’il y a bien une assurance d’entreprise indispensable, c’est la responsabilité civile professionnelle. En effet, chaque domaine d’activité comporte des risques spécifiques, d’où le besoin d’une analyse détaillée par un expert en protection des entreprises. Contactez un expert Simply Conseils pour en discuter.

La RC professionnelle peut couvrir différents types de risques : 

  • En cas de dommages dans et autour des locaux ou sur les installations ; 
  • En cas de dommage causé par un employé en-dehors de l’entreprise (risque d’exploitation) ; 
  • Pour toute défectuosité d’un produit, d’une partie d’un produit ou d’une installation ; 
  • etc..

 

Assurances machine et matériel informatique

Le matériel présent dans les locaux de l’entreprise et nécessaire à son bon fonctionnement doit également être assuré. Une assurance spécifique pour les machines ou pour les installations techniques peut couvrir d’éventuels dommages causés par l’entrepreneur, par ses employés ou par des tiers. 

Attention : la sécurité digitale et les systèmes informatiques font souvent l’objet d’une couverture dédiée (assurance sécurité informatique par exemple).

 

Assurances de choses

Il faut distinguer les biens immobiliers et les biens mobiliers : 

  • Biens immobiliers : immeubles, appartements, locaux commerciaux. L’entrepreneur doit souscrire une assurance immobilière s’il exerce son activité dans ses propres locaux ; 
  • Biens mobiliers : stocks de produits ou de marchandises, machines et installations, outillage, matériel informatique, voitures ou véhicules d’entreprise etc.). Tous les biens à l’intérieur des locaux (qu’ils soient possédés ou loués) sont considérés comme des biens mobiliers.

L’assurance ‘’choses’’ couvre notamment les dommages causés de manière naturelle, les incendies ou encore les effractions et/ou les vols. En général, la limite de la couverture est définie en fonction du secteur d’activité de l’entreprise. 

 

Assurances de pertes d’exploitation

Ces assurances permettent d’éviter la perte de revenus de l’entreprise. Par exemple lors de l’arrêt de l’activité comme durant le Covid-19. Elles couvrent l’arrêt de l’activité commerciale en assumant les frais et les pertes de bénéfices. 

Ce type d’assurance est surtout utile aux entreprises limitées par l’emplacement de leurs locaux et qui ne peuvent pas déplacer leur activité en cas de besoin.

 

Assurance juridique

Il est toujours utile de souscrire une assurance juridique professionnelle. Cela peut couvrir les frais de procédure judiciaire. Par exemple, si un conflit nécessite que l’entrepreneur se défende au travers de procédures et de moyens légaux.

Il existe encore de nombreuses assurances pour les entreprises. Selon vos besoins, nous pouvons anticiper précisément les risques auxquels est exposée votre entreprise et nous vous conseillons au mieux. 

 

3 – Société individuelle, Sàrl ou SA, quelle différence ?

Si vous êtes propriétaire d’une société individuelle, en nom collectif ou en commandite, vous êtes considéré comme travailleur indépendant. Au niveau des assurances sociales, vous êtes donc responsable de votre propre prévoyance professionnelle. 

Par contre, si vous possédez une société anonyme (SA) ou à responsabilité limitée (Sàrl), cela vous englobe vous en tant qu’entrepreneur, mais également vos employés. Dans ce cas, la plupart des assurances sociales sont obligatoires.

 

Vous avez des questions sur les assurances pour entreprises ? 

 

Prévoyance : quel sera le montant de ma retraite ?

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Si le Covid-19 est la principale préoccupation des Suisses, la retraite et la prévoyance vieillesse sont le souci numéro 1 des jeunes en 2020. Le reportage de Temps Présent du 13 janvier 2022 nous alerte sur la question de la prévoyance pour les jeunes générations. Mais aussi sur la baisse inéluctable des rentes du 2ème pilier et des investissements plus aussi avantageux qu’auparavant. Alors, que devient la LPP après 65 ans ? Quelle retraite toucherons-nous ? Résumé :

En trois générations à peine, la Suisse est passée d’un système de retraite “qui promettait l’eldorado dans les années 80 à une crise qui menace de précarité les salariés retraités de ce pays”. Voyons l’évolution d’une politique de prévoyance professionnelle très avantageuse à des cotisations LPP toujours plus basses.

 

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Les baby-boomers bénéficient parfois encore des anciennes conditions de prévoyance avantageuses

Si les baby-boomers actuellement jeunes retraités peuvent encore bénéficier d’un avoir 2ème pilier dodu et qui a été bien investi, ils vivent pourtant au quotidien avec seulement 70% de leur ancien revenu. 

Confortable, mais jusqu’à quel point, pour des couples de jeunes retraités encore actifs ? Encore plus quand les publicitaires s’en donnent à coeur joie pour vendre des vacances longue durée.

“C’est une insulte par rapport aux jeunes générations. On véhicule l’image que le vieux, pendant tout son temps, ne va faire que ça : du parapente, de la moto et de la voile.”

Même s’ils ont en effet du temps libre et suffisamment d’argent pour profiter de leur retraite, la majorité ne vit pourtant pas forcément comme des papes ‘’pendant que les autres bossent’’. Cette génération des baby-boomers n’a en effet pas eu trop de soucis à se faire pour la retraite puisqu’ils bénéficient de la ‘’primauté de prestations’’. C’est-à-dire que la caisse de retraite assure un pourcentage du dernier salaire, ce qui rend la rente vieillesse totalement prévisible. 

2ème pilier : de la primauté de prestations à la primauté de cotisations

Et aujourd’hui, un autre régime prévaut cependant : la primauté de cotisations. “On ne définit plus la rente en pourcentage du salaire, mais en pourcentage du capital accumulé au moment de prendre sa retraite”. On appelle ce pourcentage le taux de conversion. 

Par exemple, si vous avez accumulé 100’000 chf de capital vieillesse et que le taux est de 5%, votre rente est de 5’000 chf par année. Le problème, c’est que le montant de ce capital vieillesse est extrêmement dur à prévoir car :

  • il dépend de l’évolution des marchés 
  • les employeurs changent parfois de caisse et les conditions changent
  • les employés changent plus souvent d’emploi qu’à l’époque, et donc de caisse et de conditions de cotisations

Planifier sa retraite est compliqué, encore plus suivant les caisses auxquelles on est affilié. En effet, comment calculer sa future retraite en l’AVS, la LPP et la prévoyance privée ? (Lire notre l’article)

Rente vieillesse : vivre avec 50% de son dernier salaire

Pour certains jeunes retraités baby-boomers, la retraite est donc loin d’être confortable. Le reportage dans Temps Présent mentionne notamment un ancien pilote de locomotive des CFF contraint de quitter la région genevoise pour s’installer à Fribourg. En cause : les loyers genevois trop chers, inassumables pour sa rente de retraité. Et surtout, la modification du régime de prévoyance des CFF d’il y a 15 ans, qui le pénalise aujourd’hui. 

Son fils explique : “Mon père avait des perspectives de retraite qui étaient relativement bonnes, et qui se sont dégradées dans les années 2000. En 2012, son capital retraite était bien plus faible que ce qu’il pensait, ce qui l’a poussé à continuer à travailler jusqu’à 64 ans au lieu d’une retraite anticipée à 60 ans. Cela pour essayer d’avoir une retraite à peu près décente.” Au final, cet ancien cheminot doit vivre avec 50% de son dernier revenu.

Toujours davantage de rentiers par rapport aux salariés cotisants

Par rapport aux années 2000, on est à 40% de revenu annuel en moins sur un capital retraite. Pour la caisse de pension CFF, les taux sont notamment passés de 7,4% à 4,54%. “On ne peut rien y faire, c’était une autre époque. Le taux de conversion correspondait à la réalité. Le monde était simplement différent et les rendements aussi”, explique Iwan Lanz, Directeur de la Caisse de pension CFF. 

Des marchés financiers toujours plus volatiles

D’ailleurs, les investissements du 2ème pilier sont plus prudents aujourd’hui. “Le fait d’avoir beaucoup de rentiers (25’000 rentiers pour 33’000 salariés actifs qui cotisent) nous pousse à une stratégie de placement automatiquement plus défensive. De nombreuses caisses sont dans cette situation. C’est lié à la démographie et le nombre de retraités ne va pas en diminuant”. 

Aujourd’hui, les marchés sont volatiles et de moins en moins prévisibles, ce qui refroidit bon nombre d’investisseurs. À cela s’ajoutent les taux négatifs et la pandémie qui a eu un impact au niveau mondial sur tous les secteurs d’activité.

Le nombre de rentes vieillesse à verser va encore prendre l’ascenseur 

Et s’il n’y avait que ça. Les spécialistes en prévoyance professionnelle s’inquiètent également… de l’espérance de vie qui s’allonge toujours plus. En effet, la majorité des gens essaie aujourd’hui de mieux manger, de faire du sport, d’arrêter de fumer… En gros, d’avoir une meilleure hygiène de vie. Et fatalement, le nombre de rentes à verser va augmenter et ces rentes vont s’étaler plus longtemps dans le temps, étant donné que les gens vivent plus vieux. Cela avec des marchés financiers qui ne font plus que relativement peu de rendements. 

La solution : la prévoyance privée

Solution individuelle certes, mais néanmoins complémentaire par rapport aux deux premiers piliers collectifs obligatoires. Ce qui est aujourd’hui contraignant au niveau du budget, peut se révéler très confortable dans 20, 30 ou 40 ans. Cela peut même faire une grande différence. 

 

Simply Conseils vous aide à savoir quelles solutions sont envisageables pour vous : 

 

Nous vous aidons à trouver une option d’épargne privée compatible avec votre budget et intéressante fiscalement.

AVS, LPP et prévoyance privée : comment calculer sa future retraite ?

Article Simply Conseils - AVS, LPP et prevoyance privee comment calculer sa future retraite

La réforme suisse des retraites fait l’objet de tous les débats depuis quelques années. En effet, à cause du vieillissement de la population, notre système commence à montrer ses limites. La situation pourrait donc devenir préoccupante pour nos futurs retraités. D’où l’importance toujours grandissante pour les citoyens actifs de planifier leur retraite. Pour cela, il est possible de compléter leur prévoyance professionnelle par une ou plusieurs options de prévoyance privée. Alors, quelles sont les meilleures options pour connaître et compléter sa future rente AVS pour la retraite ?

Simply Conseils - Infographie Article AVS LPP et prevoyance privee comment calculer sa future retraite

Calculer sa future rente LPP

Il est relativement facile de savoir ce que l’on touchera de son deuxième pilier une fois la retraite arrivée. En effet, votre caisse de pension vous fournit annuellement un document récapitulatif sur lequel figure une projection de votre prévoyance. Ce calcul est basé sur tout ce qui a déjà été cotisé ainsi que sur une estimation des cotisations futures et des bénéfices crédités provenant des taux d’intérêts. Vous obtenez donc le montant approximatif de votre avoir lorsque vous arriverez en âge de retraite. 

Cette estimation a des limites

Évidemment, il s’agit d’une estimation. Plus il vous reste d’années à travailler, plus ce montant peut s’écarter de la réalité. Ce calcul ne prend notamment pas en compte vos futures augmentations de salaire, de possibles incapacités de travail ou tout paramètre qui peut impacter négativement vos cotisations au 2ème pilier. Les années manquantes de cotisations peuvent notamment diminuer votre future rente AVS. 

Racheter des montants de cotisations LPP : est-ce avantageux ?

Oui… et non. Les caisses de pension ont évidemment tout intérêt à ce que vous investissiez davantage d’argent chez elles. 

Pour calculer, elles se basent sur votre dernier salaire annuel, mais c’est là que la facture peut grimper… elles calculent vos cotisations potentielles comme si vous aviez gagné ce montant depuis vos débuts professionnels. Par exemple, depuis vos 18 ans si vous avez fait un apprentissage ou depuis vos 25 ans si vous avez suivi des études supérieures et commencé à travailler plus tard. Autant dire que personne ne gagnait le même salaire à 20 ans qu’à 40… Cela peut représenter des montants potentiellement récupérables impressionnants. 

De même, si vous recevez une grosse augmentation, la caisse de pension réajuste son calcul l’année suivante : elle calcule le potentiel de cotisation comme si vous aviez gagné ce montant-là toute votre vie professionnelle. Vous l’aurez compris, il est donc possible de racheter ad aeternam son 2ème pilier, le revenu augmentant naturellement avec l’âge, l’expérience, les promotions, les changements d’entreprise, etc.. Là où cela devient avantageux, c’est que ces rachats de son deuxième pilier sont partiellement déductibles des impôts. Plus d’informations dans l’article du Temps. Si le montant à racheter est très important, il est toutefois préférable d’échelonner les versements sur plusieurs années pour bénéficier d’une meilleure réduction d’impôts. 

Sachez également que les années les plus intéressantes sont les dernières années avant la retraite. Car “plus le revenu est élevé et plus le délai d’ici au retrait des avoirs de prévoyance est court, plus un rachat dans la caisse de pension est attrayant”. (Source : Vermoegenszentrum.ch)

 

Calculer sa future rente AVS

Par contre, du côté de la rente AVS, les calculs se compliquent. Malgré le fait que la rente minimum est fixée à 1’195 chf et le maximum à 2’390 chf, aucun organisme ne fournit de projection chiffrée précise concernant les futures rentes personnelles. Si vous souhaitez obtenir une estimation détaillée, cela peut se faire au prix de démarches exigeantes et interminables. 

Pour chaque année de manquement de cotisation, sachez qu’une pénalité de 2,28% par an s’applique sur la future rente. Cela peut avoir des conséquences, et ce même sur la rente minimum. Il est également possible de limiter ces pénalités. Comment ? En rachetant des années de cotisations manquantes (mais seulement pour 500 chf par an et pour un nombre limité d’années).

Calculer soi-même avec le calculateur ESCAL

Le Département fédéral des finances propose un calculateur de future rente AVS sur le site ESCAL. Pour cette démarche, réunissez vos extraits annuels de la caisse de compensation et faire une demande d’extrait à l’AVS. Ce processus prend quelques semaines, mais toujours moins longtemps que faire la demande du calcul précis. 

Cette procédure permet également de vérifier que vos différents employeurs aient effectué les bons versements. En cas d’anomalie ou d’oubli, cela peut pénaliser votre rente. Nous vous conseillons donc de bien conserver vos fiches de salaire et vos récapitulatifs annuels de la caisse de compensation.

Faire une demande d’extrait ou de projection de rente auprès de l’AVS

Une demande de calcul précis de la rente auprès de votre caisse AVS est gratuite si vous avez plus de 40 ans. Cette démarche prend néanmoins du temps car le calcul complexe nécessite énormément de documents (surtout si vous êtes marié-e et que le revenu du ménage doit être pris en compte). 

Le plus simple pour les deux époux est encore de faire une demande simultanée pour simplifier la procédure. Malgré cela, l’analyse du dossier prendra plusieurs mois. Différents cas de figure compliquent encore ces calculs. C’est le cas pour un premier mariage, divorce, partenariat enregistré et/ou remariage. Toutes les années de mariage doivent alors être comptées séparément avec un plafond maximum. 

Pour faire votre demande auprès de la caisse, vous devrez fournir de nombreux documents. Préparez-vous à vous plonger dans la paperasse pour connaître le montant de votre future rente avs.

 

Compenser la baisse future des rentes par une prévoyance privée

Selon l’étude du Crédit Suisse parue en 2019, les rentes AVS risquent fortement de chuter d’ici quelques années. Le système de prévoyance suisse atteint ses limites et le vieillissement de la population s’accélère. Il y aura à terme trop peu de jeunes actifs pour payer les rentes avs des futurs retraités. “En 2025, la proportion de retraités par rapport à la population âgée de plus de 24 ans sera de 38% contre 25% actuellement.” (Article “Retraite décente en 2050 : rêve ou réalité ?”)

Les avantages du 3ème pilier

Un troisième pilier 3a vous permet d’épargner un maximum totalement déductible des impôts de 6’883 chf par année. Si vous décidez de placer votre avoir de manière plus ou moins risquée, il est possible de gagner des intérêts annuels, et donc d’augmenter votre avoir. 

À la retraite, vous choisirez entre retirer le contenu du troisième pilier en capital ou le recevoir en rente mensuelle. Sachez que l’option du retrait en capital est imposable en tant que fortune mais bénéficie d’un taux préférentiel, ce qui est très avantageux. Découvrez comment fonctionne le troisième pilier dans notre dernier article de blog.

Troisième pilier bancaire ou chez une assurance ?

Tout d’abord, il est important de définir combien vous pouvez vous permettre d’épargner suivant votre budget. Bon à savoir également : un salarié et un indépendant ne sont pas soumis aux mêmes conditions. 

Les troisièmes piliers bancaire et en assurance ont tous deux leurs avantages et leurs inconvénients. À vous de définir quelle est la meilleure option selon vos besoins et vos capacités d’épargne. Mais surtout selon vos préférences en termes de risque ou de sécurité pour le placement de votre capital. Article détaillé à lire sur notre blog : “ 3ème pilier : je le place dans une banque ou dans une assurance ?”

Chez Simply Conseils, nos experts en prévoyance analysent votre situation en détail. Ils vous conseillent et vous proposent des solutions sur mesure pour vous assurer un revenu confortable à la retraite.

 

Simply Conseils - Article Prevoyance AVS LPP 3e pilier comment calculer sa future retraite

 

 

Une assurance-vie, mais pourquoi faire ?

Vous avez des doutes sur le fonctionnement de l’assurance-vie ? Combien coûte une assurance-vie, à quoi elle sert ou encore à qui cette assurance se dirige-t-elle ? Simply Conseils se penche cette semaine sur l’assurance-vie et vous en donne un aperçu afin de vous éclairer.

 

Infographie Simply Conseils - Article assurance vie combien ca coute montant de prime

Même si vous en avez très probablement déjà entendu parler, l’assurance-vie reste un sujet complexe pour la plupart des assurés. Certains d’entre eux la considèrent à tort comme inutile ou pensent qu’ils n’en auront jamais pour leur argent. D’autres se demandent pourquoi ils auraient besoin d’une police d’assurance qui propose une couverture décès ou invalidité.  Voici 3 points qui dissipent vos doutes à propos de ce vaste sujet.

Qu’est-ce qu’est une assurance-vie en Suisse ?

Une assurance-vie est un contrat personnel qui, en échange d’une prime, garantit le versement d’une somme d’argent – le capital assuré – en cas de décès ou d’invalidité de l’assuré.

De plus, ce produit d’assurance n’est pas un investissement, mais plutôt un outil de prévoyance efficace et sûr, qui permet de venir en aide à vous et à votre famille. Et il ne s’agit pas seulement d’une assurance décès. Elle peut également vous aider de votre vivant, en versant une somme d’argent qui peut compenser le manque de revenus dû à une situation d’invalidité selon la police choisie.

En Suisse, l’assurance-vie n’est pas obligatoire et fait partie du système de prévoyance privée et plus précisément du 3a pilier.

 

Simply Conseils - Article assurance vie combien ca coute

 

Combien coûte une assurance-vie personnelle

Tout d’abord, il faut comprendre que le prix de la police ou prime d’assurance est calculé en fonction du risque et du capital assuré que l’assureur garantit par contrat. Néanmoins, quatre facteurs principaux influencent le prix annuel d’une police d’assurance-vie :

  • Le capital assuré.

Plus le capital assuré est élevé, plus la police s’en voit affectée. En ajoutant des services et des garanties propres à chaque assureur, cela influence aussi fortement sur le prix. Cependant, en cas de sinistre, vous ou vos proches recevez plus d’argent, ce qui peut s’avérer être une bouée de sauvetage nécessaire selon la situation.

  • La couverture d’assurance-vie.

En effet, plus la couverture est large, plus le prix est élevé. Si une assurance-vie de base couvre le décès, certaines polices plus complètes proposent des indemnités plus grandes en cas de décès suite à un accident ou à une maladie grave ou encore une protection lors d’une invalidité. Dès lors, l’assuré dispose alors aussi des revenus financiers dont il a besoin en cas d’invalidité, même partielle.

  • Le risque que présente l’assuré.

La santé, la profession et les hobbies sont pris en compte pour déterminer la police.

  • L’âge de l’assuré.

L’assurance-vie est généralement souscrite à partir de 30 ou 40 ans, car c’est à cet âge que la plupart des assurés commencent à penser plus sérieusement à leur retraite. Mais il faut savoir que la souscription de la même assurance-vie à 35 ans ou à 45 ans à un impact sur le prix.

Une assurance qui s’adapte aux besoins de l’assuré

Par ailleurs, en plus de l’assureur et du choix des prestations et de la couverture de l’assurance-vie, il faut également déterminer le type d’assurance-vie dont l’assuré a besoin.

Le premier type correspond à l’assurance-vie que tout le monde connaît, c’est-à-dire, celle qui protège contre le décès et l’invalidité et est appelée « assurance-vie de risque pure ». De plus, la durée minimale est de 5 ans pour ce type d’assurance-vie. En cas de décès, le capital assuré est versé aux bénéficiaires comme prévu dans le contrat.

Le deuxième type est appelé « assurance mixte ». Ce type d’assurance permet, en plus de protéger en cas décès, de constituer une meilleure prévoyance vieillesse. Ce montant viendra se cumuler aux rentes AVS et 2e pilier.

Assurance-vie et prévoyance, quel est le lien ?

Il est possible de signer un contrat de prévoyance 3a chez un assureur. Ce dernier permet aussi de devenir propriétaire plus aisément dans certains cas et de protéger sa famille en cas de décès avant l’âge de retraite. Par ailleurs, en souscrivant une assurance-vie liée, il est possible de réaliser des économies substantielles sur les impôts, et ce, de manière annuelle.

Quelles sont les principales différences entre un pilier 3a dans une banque et chez un assureur ?

  • Le montant épargné

Avoir un pilier 3a lié à une assurance permet d’économiser pour la retraite de manière constante, car il est obligatoire de payer chaque mois le montant conclu lors du contrat.

  • En cas d’incapacité de travail (maladie ou accident)

Après un délai de généralement 3 mois, l’assureur paye votre prime d’assurance à votre place et vous garantit ainsi le capital prévu dans la police d’assurance.

  • En cas de décès

Chez un assureur, vous vous assurez que vos héritiers touchent le capital prévu dans le contrat et non pas uniquement la somme épargnée dans le pilier 3a, comme c’est le cas dans une banque. Par ailleurs, cela évite aussi des frais, comme ceux concernant la succession.

 

Prévoyance 3ème pilier : quand commencer à y penser ?

Les experts Simply Conseils vous recommandent de commencer à épargner pour votre future pension le plus tôt possible. Même si l’épargne pour votre retraite vous semble peut-être appartenir à un avenir lointain, nous vous expliquons aujourd’hui pourquoi vous devriez y penser dès maintenant.  

Commencer à épargner le plus tôt possible : une bonne solution pour garantir une retraite confortable ?

Oui ! Et ce, parce que le temps facilite l’épargne. Lors de l’entrée sur le marché du travail, souvent entre 20 et 30 ans, épargner pour l’avenir n’est pas toujours une priorité. Les jeunes actifs préfèrent consacrer leur revenu aux sorties, voyages, au premier appartement,. Ils investissent rarement dès le début de leur vie professionnelle dans un plan de prévoyance.

Cependant, plus vite l’épargne débute, plus les effets positifs vont se faire sentir au moment de la retraite. En effet, après le départ à la retraite, l’AVS et la prévoyance professionnelle (LPP) ne couvrent que 60 à 70% des anciens revenus d’un ménage. Ce qui ne suffit généralement pas à maintenir son niveau de vie.

C’est pourquoi investir dès le plus jeune âge permet de maximiser ses fonds à l’âge de la retraite et de réduire l’effort d’épargne. En effet, plus tôt vous épargnez , plus le capital sera conséquent et la retraite confortable. De plus, vous pouvez économiser petit à petit, ce qui implique moins de sacrifices.

 

Simply Conseils - Infographie Article Prevoyance avs lpp 2e 3e pilier 3a

De nombreux avantages fiscaux souvent oubliés

Cette somme épargnée dans le 3ème pilier (3a) permet de faire des économies annuelles conséquentes. Comment ? Parce qu’il est possible de la déduire des impôts. Notons que les taux d’intérêt sur les comptes 3a sont plus intéressants que sur les comptes d’épargne classiques. De plus, ces fonds peuvent être retirés lors du départ définitif de la Suisse. Ou aussi lors de l’achat d’un bien immobilier. Enfin, lors du versement en capital ou en tranches, un taux préférentiel imposable s’applique sur cette épargne. Pour découvrir tous les avantages d’un troisième pilier, consultez notre article « Ai-je besoin d’un 3ème pilier ? »

Bon à savoir

  • Il faut exercer une activité lucrative pour être en mesure d’ouvrir un plan de prévoyance 3a. Dans les autres cas, il est possible d’épargner grâce à la prévoyance libre, dite 3b.
  • Il faut être majeur afin de pouvoir conclure ce type de contrat
  • Par ailleurs, il est possible d’ouvrir un 3ème pilier uniquement jusqu’ à 5 avant l’âge de la retraite
  • En 2021, un employé pourra cotiser 6’883 CHF au maximum dans le pilier 3A. Pour un indépendant sans 2ème pilier, le montant maximum déductible est de 34’416 CHF.

 

Quand commencer à penser à la retraite ?

Alors, quand devriez-vous commencer à réfléchir à la bonne manière d’épargner ? Dès que possible ! Cela pour vous garantir une qualité de vie acceptable à la retraite.

Épargner dès que possible est bénéfique. Non seulement parce que le montant final accumulé sera plus important, mais aussi parce que son investissement permettra une plus grande croissance du capital. Car l’épargnant va bénéficier de l’effet des intérêts au fil du temps. Ainsi, ceux qui commencent à épargner plus tôt devront cotiser un montant moins important que ceux qui commencent plus tard. Et cela pour le moment montant au final !

Un exemple concret

Un couple décide d’épargner 3715 CHF sur 45 ans. À la retraite, le couple aura amassé environ 25 000 CHF de plus que s’il avait mis de côté le plafond max qui est de 6883 CHF et ce, durant 25 ans. L’effort d’épargne est plus léger dans le premier cas pour un investissement quasiment identique sur la durée.

 

Quelques conseils supplémentaires pour une bonne prévoyance

  1. Commencez à penser à votre retraite dès votre entrée dans le monde du travail, après vos 18 ans bien entendu.
  2. Soyez tenaces, obligez-vous à épargner chaque mois. Il est vrai que 100 CHF aujourd’hui ne représentent pas grand-chose mais cela peut faire la différence dans 25 ans !
  3. Adaptez votre épargne à l’évolution de vos revenus : si vous gagnez plus, épargnez plus. Et rappelez-vous qu’il est important de mettre de côté de petites sommes que rien du tout !
  4. Si vous êtes un indépendant, sachez que votre prévoyance est d’autant plus importante. Pour tout savoir à ce sujet, rendez-vous sur notre article dédié.
  5. Il est possible de signer un contrat de prévoyance 3a chez un assureur. Ce dernier permet aussi de devenir propriétaire plus aisément dans certains cas. Et aussi de protéger sa famille en cas de décès avant l’âge de retraite. Car le montant signé lors du contrat est garanti pour les héritiers en cas de pilier 3a lié à une assurance-vie.

Afin d’atteindre vos objectifs de prévoyance, Simply Conseils vous recommandera parmi une large palette de solutions quelle formule de 3e vous convient le mieux en fonction de votre profil d’épargnant et de vos besoins.

 

 

Prévoyance pour les indépendants : pourquoi c’est important

Prévoyance en Suisse : point sur la situation

La prévoyance permet de maintenir le niveau de vie des assurés suite à un risque d’invalidité, de décès, mais aussi pendant la retraite. Venant compléter l’AVS, ce système de prévoyance garantit généralement près du 60% du dernier salaire.

Cependant, ces 20 dernières années, les rentes de la loi sur la prévoyance professionnelle, la LPP, ont baissé de 20% environ. Cela est dû à plusieurs facteurs, comme des rentes distribuées plus longtemps suite à l’augmentation de l’espérance de vie. En effet, entre 1985 et 2020, l’espérance de vie des hommes est passé de 80 à 84 ans et celle des femmes de 83 à 86 ans. S’ajoutent encore des taux d’intérêt très bas et le rendement faible des caisses de pension.

Alors comment faire pour bien épargner en vue de sa retraite ?

Le deuxième pilier : facultatif mais fondamental

La LPP, facultative pour un indépendant ou une entreprise individuelle, est cependant obligatoire pour les entrepreneurs qui engagent du personnel, cette forme de prévoyance étant obligatoire pour toute personne employée. Si l’employer refuse de s’affilier, il l’est obligatoirement dans une institution supplétive, ce qui entraîne des frais supplémentaires à l’employeur et une moins bonne couverture pour les employés.

Si la prévoyance LPP est néanmoins souvent mise de côté par les entrepreneurs, elle présente 2 avantages indéniables :

  1. Avoir une meilleure rente au moment de la retraite
  2. Eviter les lacunes de prévoyance

Si l’entreprise est une SA, une Sàrl ou encore une société de capitaux, un entrepreneur est obligé de s’affilier à une caisse de pension, car il est considéré comme salarié de son entreprise.

De plus, les entrepreneurs peuvent s’affilier à la même institution de prévoyance que leur personnel ou encore s’affilier auprès de leur association professionnelle.

Pensez au 3ème pilier (3a) !

Si le pilier 3a, ou prévoyance individuelle liée, est ouverte à toutes les personnes qui exercent une activité rémunérée, ce système est la prévoyance généralement choisie par les indépendants. Si cette forme de prévoyance facultative est très utile pour épargner efficacement, elle ne couvre pas forcément les risques de décès et d’invalidité, qui eux doivent être assurés séparément.

Pour un indépendant qui n’est pas affilié à un 2ème pilier, le montant maximum déductible est de CHF 34’416 en 2021, mais maximum 20% du revenu AVS et CHF 6’883 pour un entrepreneur affilié dans une caisse de pension. Si tout retrait de fonds, par exemple pour un achat d’un bien immobilier ou un départ définitif de la Suisse est soumis aux impôts, cela permet aussi d’économiser fiscalement des sommes intéressantes. En effet, il est possible de déduire le montant de vos primes de votre revenu imposable. L’économie d’impôt se monte en moyenne à 20-25% de la prime payée.

Dans un précédent article, nous avons détaillé les avantages du 3ème pilier et la différence entre la solution bancaire et la solution proposée par les assureurs.

Des questions ?

 

Une retraite décente en 2050, rêve ou réalité ?

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Le 9 octobre 2019 est sortie l’étude du Crédit Suisse portant sur les caisses de pension suisses 2019 qui analyse sous tous les angles l’avenir du deuxième pilier. En effet, selon cette étude, les rentes AVS et celles du 2ème pilier chuteront ces prochaines années, ce qui aura des répercussions sur niveau de vie de la population à la retraite. Les rentiers ne devraient plus que toucher moins de la moitié de leur dernier salaire. Simply Conseils s’est penché sur cette problématique complexe pour vous résumer les points essentiels à retenir.

L’âge de la retraite repoussé ?

En 2025, la proportion de retraités par rapport à la population âgée de plus de 24 ans sera de 38% contre 25% actuellement. Bientôt, il y aura proportionnellement plus de gens à la retraite que de gens qui travaillent. La proportion de la part du capital de prévoyance des bénéficiaires de rentes passera de 45% à 57% en 2045. À cause de cette évolution démographique particulière, la tolérance au risque, c’est-à-dire, les pertes financières que les caisses de pension peuvent supporter, va baisser.

Aujourd’hui, en outre des taux d’intérêt relativement bas, les rentes sont maintenues grâce aux hauts rendements des dernières années et un taux de conversion élevé de 6,8%, qui est cependant lui aussi en baisse. De plus, le taux d’intérêt rétroactif appliqué sur les avoirs de vieillesse est bien plus élevé sur les rentes des retraités actuelles que celui de la population active actuellement.

Et pour complexifier le tout, il ne faut pas oublier de prendre en compte aussi l’évolution du coût de la vie et des salaires. C’est pourquoi l’idée de repousser la retraire est très souvent avancée, car cela permettrait de maintenir le système de prévoyance professionnelle viable plus longtemps.

Les revenus supérieurs plus touchés

Ce contexte économique et social précis aura un impact direct sur le taux de remplacement, qui est le rapport entre le dernier revenu et le montant des rentes des premier et deuxième piliers. Concrètement, en 2010 un retraité touchait 57% de son dernier salaire, il ne touchera plus que 46% de son dernier salaire en 2025. Cet écart augmente encore pour les hauts salaires. La rente passera de 51% en 2010 à 37% du dernier salaire en 2025.

L’écart est plus faible pour les bas salaires, car la rente du 2ème pilier dans le revenu est inférieure à celle de la rente AVS et le taux de conversion minimum stabilise la situation. Alors que pour les hauts salaires, c’est le deuxième pilier qui constitue la majeure partie de la rente. Dès lors, tout changement se fait ressentir plus fortement.

Des caisses de pension sous tension

Une manière d’augmenter sa rente à la retraite est de verser volontairement des cotisations d’épargne plus élevées au 2ème pilier, mais encore faut-il que l’employeur en donne la possibilité.

Avant les années 2000, les rendements sur les marchés des capitaux des caisses de pension représentaient 46% de la fortune de prévoyance des retraités. À cette époque, 54% du montant venait des cotisations des employés et de leurs employeurs. Fin 2017, le pourcentage provenant des rendements ne dépassait plus les 26%.

En tenant compte de l’évolution de la société, c’est la tolérance au risque lors des investissements qui sera à surveiller de près, mais selon les projections de l’étude, les caisses de pension auront la marge de manœuvre nécessaire pour maîtriser les répercussions sur la prévoyance professionnelle.

Un troisième pilier pour compléter les lacunes

Un autre moyen de conserver son niveau de vie à l’âge de la retraite tout en payant moins d’impôts durant la vie active et qui vient soutenir la rente AVS et les économies individuelles est la constitution d’un troisième pilier lié 3a. Ce dernier permet aussi de devenir propriétaire plus aisément dans certains cas et protéger sa famille en cas de décès avant l’âge de retraite, le montant signé lors du contrat étant garanti pour les héritiers en cas de 3a lié à une assurance-vie.

En 2019, un employé pourra y mettre au maximum 6’826 CHF et un indépendant qui n’a pas de 2ème pilier, 34’128 CHF au maximum. Pour augmenter le rendement du 3a sur le long terme, il est possible d’investir une partie de l’épargne dans l’achat de titres, c’est la prévoyance-titre 3ème  pilier.

Afin d’atteindre vos objectifs de prévoyance, Simply Conseils vous recommandera parmi une large palette de solutions quelle formule de 3e vous convient le mieux en fonction de votre profil d’épargnant et de vos besoins.

Un assouplissement du 3E pilier est à étudier

Selon une étude de Credit Suisse, les femmes pourraient avoir plus de marge de manœuvre si le 3e pilier était plus souple.

Un accès plus flexible au 3e pilier pourrait permettre de mieux combler les «trous de cotisations» dus aux aléas de la vie et de bénéficier d’une retraite plus confortable, suggère une étude de Credit Suisse. Les femmes notamment auraient plus de marge de manoeuvre.

Environ 55% des salariés suisses cotisent régulièrement au 3e pilier (prévoyance privée 3a), une épargne déductible des impôts qui complète, de façon facultative, le 1er pilier (AVS) et la prévoyance professionnelle obligatoire (2e pilier), selon les chiffres officiels de 2015 mis en lumière jeudi par Credit Suisse.

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