Ai-je besoin d’un 3ème pilier ?

Un 3ème pilier peut être une solution judicieuse pour économiser davantage en prévision de la retraite tout en économisant sur les impôts chaque année.

C’est quoi ?

Afin de pouvoir ouvrir un troisième pilier, il faut être majeur, c’est-à-dire avoir plus de 18 ans et être domicilié en Suisse.

Attention ! Il est possible d’ouvrir un 3ème pilier uniquement jusqu’ à 5 avant l’âge de la retraite, soit 64 ans pour les femmes, 65 ans pour les hommes.

D’ailleurs il faut percevoir un salaire soumis à l’AVS pour penser au 3ème pilier lié. Salarié ou indépendant, c’est égal, seule change la somme qu’il est possible de mettre de côté. Pour les chômeurs en fin de droit, cette solution n’est cependant pas envisageable.

 

Bon à savoir

En 2020, un employé pourra cotiser CHF. 6’826.- au maximum dans le pilier 3A. Il est possible également de conclure un 3ème pilier libre, non déductible fiscalement, pour des montants plus conséquents.

Un indépendant qui n’est pas affilié à un 2ème pilier, le montant maximum déductible est de CHF. 34’128.

 

 

Les avantages du 3ème pilier

De nos jours, il n’est pas rare qu’une fois l’âge de la retraite atteint, les revenus provenant de l’AVS et du 2ème pilier de suffisent clairement pas à maintenir le niveau de vie antérieure. Afin de compléter vos revenus et profiter pleinement de votre retraite, ouvrir un 3ème pilier lié peut être la solution.

  • Chaque année, vous économisez sur vos impôts. En effet, la somme épargnée est déductible fiscalement de votre revenu.
  • Une fois à la retraite, si vous récupérez cette somme en capital, elle est soumise à l’impôt sur la fortune mais à un taux préférentiel. L’économie fiscale demeure substantielle.

Comment épargner?

Vous hésitez entre ouvrir un 3ème pilier dans une banque ou une assurance ? Dans les deux cas, vous pouvez faire des économies d’impôts chaque année et le montant qu’il est possible de mettre de côté chaque année est le même.

Le montant épargné

Dans une assurance, c’est le contrat qui détermine combien vous mettez de côté par année et en combien de fois. Le plus souvent, vous épargnez cette somme chaque mois, un peu comme lorsque vous payez votre assurance-maladie. Cela vous oblige donc à maintenir une certaine constance. Dans une banque, ce n’est pas pareil. C’est vous qui décidez combien et comment vous voulez épargner. Il faut donc être très motivé afin d’épargner ce que vous avez prévu. Surtout que vous pouvez aussi décider de tenter de placer l’argent dans un fonds de placement, qui peut vous rapporter plus mais qui est aussi plus risqué. Néanmoins, vous êtes plus flexible en cas d’imprévus.

Besoin de plus d’information ? Lisez notre précédent article qui compare précisément les différences entre un 3ème pilier dans un banque ou dans une assurance. Rappelons ici les principales différences :

En cas de décès

Dans une banque, vos héritiers touchent uniquement la somme épargnée. Dans une assurance, vos successeurs touchent le capital garanti prévu à la signature du contrat, montant qui peut donc être conséquent pour un jeune.

En cas de maladie

Dans une banque, il en va de votre responsabilité de continuer à épargner. Dans une assurance, passé un délai d’attente prévu, généralement 3 mois, cette dernière paye votre prime à votre place pour ainsi vous garantir le montant prévu à l’échéance du contrat.

 

Je place mon 3e pilier plutôt dans une banque ou dans une assurance ?

Si vous voulez économiser en prévision de la retraite tout en faisant des économies d’impôts chaque année, le 3e pilier est une bonne solution. Des banques et des assurances proposent des solutions d’épargne prévoyance, qui ne se ressemblent pas tout à fait. Qu’est-ce qui vous conviendrait le mieux selon vos besoins ?

J’aimerais mettre de côté, mais combien ?

Pour l’année 2019, un employé dont le revenu est soumis au 2e pilier peut mettre de côté au maximum 6’826 francs et obtenir une baisse d’impôt de 20 à 25% de la prime épargnée. Un indépendant sans caisse de prévoyance peut verser au maximum 34’128 francs.

L’avantage de contracter un 3e pilier dans une assurance, c’est que vous combinez une solution d’épargne et de sécurité puisque vous avez un capital prévu garanti en cas de décès.

Est-ce que je peux récupérer mon argent ?

Vous pourrez récupérer votre argent avant la fin du contrat prévue sous certaines conditions :

  • Vous partez définitivement de la Suisse
  • Vous achetez un bien immobilier
  • Vous passez de salarié à indépendant

Si je viens à tomber malade, que se passe-t-il ?

Dans un 3e pilier bancaire, il découle de votre responsabilité de continuer à verser dans votre 3e pilier ou non quoi qu’il arrive.

Dans les solutions 3e pilier via une compagnie d’assurance, il y a une option qui permet à l’assuré de garantir le capital prévu par le contrat en cas d’incapacité de gain. Si vous tombez malade, si vous êtes victime d’un accident ou devenez invalide, passé un délai d’attente prévu avec l’assurance, cette dernière paye à votre place votre prime. Si vous ne pouviez plus jamais travailler, l’assurance payerait votre prime jusqu’à la fin du contrat.

Et en cas de décès ?

Via un produit bancaire et en cas de décès, les héritiers touchent uniquement la somme épargnée dans le 3e pilier. De plus, ils devront payer des frais de succession.

L’ordre légal des bénéficiaires est le suivant :

  • Le conjoint ou le partenaire enregistré pour les partenariats entre personnes de même sexe.
  • Les enfants
  • les parents
  • les frères et sœurs
  • les autres héritiers

Via une police d’assurance, les héritiers légaux sont identiques mais ils touchent le capital garanti prévu à la signature du contrat. Cette somme est donc supérieure au capital déjà accumulé si la personne vient à disparaître alors qu’elle est encore jeune.

Je suis propriétaire d’un bien immobilier

En cas de maladie de longue durée ou de décès, il n’est pas rare qu’une famille doive vendre sa maison. En contactant un 3e pilier auprès d’une assurance, vous garantissez la possibilité de conserver votre bien immobilier, que ce soit en cas d’incapacité de gains ou de décès.