Une assurance-vie, mais pourquoi faire ?

Vous avez des doutes sur le fonctionnement de l’assurance-vie ? Combien coûte une assurance-vie, à quoi elle sert ou encore à qui cette assurance se dirige-t-elle ? Simply Conseils se penche cette semaine sur l’assurance-vie et vous en donne un aperçu afin de vous éclairer.

Même si vous en avez très probablement déjà entendu parler, l’assurance-vie reste un sujet complexe pour la plupart des assurés. Certains d’entre eux la considèrent à tort comme inutile ou pensent qu’ils n’en auront jamais pour leur argent. D’autres se demandent pourquoi ils auraient besoin d’une police d’assurance qui propose une couverture décès ou invalidité.  Voici 3 points qui dissipent vos doutes à propos de ce vaste sujet.

Qu’est-ce qu’est une assurance-vie en Suisse ?

Une assurance-vie est un contrat personnel qui, en échange d’une prime, garantit le versement d’une somme d’argent – le capital assuré – en cas de décès ou d’invalidité de l’assuré.

De plus, ce produit d’assurance n’est pas un investissement, mais plutôt un outil de prévoyance efficace et sûr, qui permet de venir en aide à vous et à votre famille. Et il ne s’agit pas seulement d’une assurance décès. Elle peut également vous aider de votre vivant, en versant une somme d’argent qui peut compenser le manque de revenus dû à une situation d’invalidité selon la police choisie.

En Suisse, l’assurance-vie n’est pas obligatoire et fait partie du système de prévoyance privée et plus précisément du 3a pilier.

Combien coûte une assurance-vie personnelle

Tout d’abord, il faut comprendre que le prix de la police ou prime d’assurance est calculé en fonction du risque et du capital assuré que l’assureur garantit par contrat. Néanmoins, quatre facteurs principaux influencent le prix annuel d’une police d’assurance-vie :

  • Le capital assuré.

Plus le capital assuré est élevé, plus la police s’en voit affectée. En ajoutant des services et des garanties propres à chaque assureur, cela influence aussi fortement sur le prix. Cependant, en cas de sinistre, vous ou vos proches recevez plus d’argent, ce qui peut s’avérer être une bouée de sauvetage nécessaire selon la situation.

  • La couverture d’assurance-vie.

En effet, plus la couverture est large, plus le prix est élevé. Si une assurance-vie de base couvre le décès, certaines polices plus complètes proposent des indemnités plus grandes en cas de décès suite à un accident ou à une maladie grave ou encore une protection lors d’une invalidité. Dès lors, l’assuré dispose alors aussi des revenus financiers dont il a besoin en cas d’invalidité, même partielle.

  • Le risque que présente l’assuré.

La santé, la profession et les hobbies sont pris en compte pour déterminer la police.

  • L’âge de l’assuré.

L’assurance-vie est généralement souscrite à partir de 30 ou 40 ans, car c’est à cet âge que la plupart des assurés commencent à penser plus sérieusement à leur retraite. Mais il faut savoir que la souscription de la même assurance-vie à 35 ans ou à 45 ans à un impact sur le prix.

Une assurance qui s’adapte aux besoins de l’assuré

Par ailleurs, en plus de l’assureur et du choix des prestations et de la couverture de l’assurance-vie, il faut également déterminer le type d’assurance-vie dont l’assuré a besoin.

Le premier type correspond à l’assurance-vie que tout le monde connaît, c’est-à-dire, celle qui protège contre le décès et l’invalidité et est appelée « assurance-vie de risque pure ». De plus, la durée minimale est de 5 ans pour ce type d’assurance-vie. En cas de décès, le capital assuré est versé aux bénéficiaires comme prévu dans le contrat.

Le deuxième type est appelé « assurance mixte ». Ce type d’assurance permet, en plus de protéger en cas décès, de constituer une meilleure prévoyance vieillesse. Ce montant viendra se cumuler aux rentes AVS et 2e pilier.

Assurance-vie et prévoyance, quel est le lien ?

Il est possible de signer un contrat de prévoyance 3a chez un assureur. Ce dernier permet aussi de devenir propriétaire plus aisément dans certains cas et de protéger sa famille en cas de décès avant l’âge de retraite. Par ailleurs, en souscrivant une assurance-vie liée, il est possible de réaliser des économies substantielles sur les impôts, et ce, de manière annuelle.

Quelles sont les principales différences entre un pilier 3a dans une banque et chez un assureur ?

  • Le montant épargné

Avoir un pilier 3a lié à une assurance permet d’économiser pour la retraite de manière constante, car il est obligatoire de payer chaque mois le montant conclu lors du contrat.

  • En cas d’incapacité de travail (maladie ou accident)

Après un délai de généralement 3 mois, l’assureur paye votre prime d’assurance à votre place et vous garantit ainsi le capital prévu dans la police d’assurance.

  • En cas de décès

Chez un assureur, vous vous assurez que vos héritiers touchent le capital prévu dans le contrat et non pas uniquement la somme épargnée dans le pilier 3a, comme c’est le cas dans une banque. Par ailleurs, cela évite aussi des frais, comme ceux concernant la succession.

 

Prévoyance 3ème pilier : quand commencer à y penser ?

Les experts Simply Conseils vous recommandent de commencer à épargner pour votre future pension le plus tôt possible. Même si l’épargne pour votre retraite vous semble peut-être appartenir à un avenir lointain, nous vous expliquons aujourd’hui pourquoi vous devriez y penser dès maintenant.  

Commencer à épargner le plus tôt possible : une bonne solution pour garantir une retraite confortable ?

Oui ! Et ce, parce que le temps facilite l’épargne. Lors de l’entrée sur le marché du travail, souvent entre 20 et 30 ans, épargner pour l’avenir n’est pas toujours une priorité : les sorties, les voyages, le premier appartement, l’argent n’est que rarement investi dans un plan de prévoyance.

Cependant, plus vite l’épargne débute, plus les effets positifs vont se faire sentir au moment de la retraite. En effet, après le départ à la retraite, l’AVS et la prévoyance professionnelle (LPP) ne couvrent que 60 à 70% des anciens revenus d’un ménage. Ce qui ne suffit généralement pas à maintenir son niveau de vie.

C’est pourquoi investir dès le plus jeune âge permet de maximiser ses fonds à l’âge de la retraite et de réduire l’effort d’épargne. En effet, plus tôt vous épargnez , plus le capital sera conséquent et la retraite confortable. De plus, vous pouvez économiser petit à petit, ce qui implique moins de sacrifices.

De nombreux avantages fiscaux souvent oubliés

Cette somme épargnée dans le 3ème pilier (3a) permet notamment de faire des économies annuelles, car il est possible de la déduire des impôts. Il est intéressant de noter que les taux d’intérêt sur les comptes 3a sont plus intéressants que sur les comptes d’épargne classiques. De plus, ces fonds peuvent être retirés lors du départ définitif de la Suisse ou lors de l’achat d’un bien immobilier propre notamment. Enfin, lors du versement en capital ou en tranches, cette épargne est imposée à un taux préférentiel. Pour découvrir tous les avantages d’un troisième pilier, consultez notre article « Ai-je besoin d’un 3ème pilier ? »

Bon à savoir

  • Il faut exercer une activité lucrative pour être en mesure d’ouvrir un plan de prévoyance 3a. Dans les autres cas, il est possible d’épargner grâce à la prévoyance libre, dite 3b.
  • Il faut être majeur afin de pouvoir conclure ce type de contrat
  • Par ailleurs, il est possible d’ouvrir un 3ème pilier uniquement jusqu’ à 5 avant l’âge de la retraite
  • En 2021, un employé pourra cotiser 6’883 CHF au maximum dans le pilier 3A. Un indépendant qui n’est pas affilié à un 2ème pilier, le montant maximum déductible est, quant à lui, de 34’416 CHF.

 

Quand commencer à penser à la retraite ?

Alors, quand devriez-vous commencer à réfléchir à la bonne manière d’épargner pour garantir une qualité de vie acceptable à la retraite ? Dès que possible !

Épargner dès que possible est bénéfique, non seulement parce que le montant final accumulé sera plus important, mais aussi parce que son investissement permettra une plus grande croissance du capital, puisqu’il bénéficie de l’effet des intérêts au fil du temps. Ainsi, pour atteindre le même montant, ceux qui commencent à épargner plus tôt devront fournir moins d’effort que ceux qui commencent plus tard dans leur vie.

Un exemple concret

Un couple décide d’épargner 3715 CHF sur 45 ans. A la retraite, le couple aura amassé environ 25 000 CHF de plus que s’il avait mis de côté le plafond max qui est de 6883 CHF et ce, durant 25 ans. L’effort d’épargne est plus léger dans le premier cas pour un investissement quasiment identique sur la durée.

 

Quelques conseils supplémentaires pour une bonne prévoyance

  1. Commencez à penser à votre retraite dès votre entrée dans le monde du travail, après vos 18 ans bien entendu.
  2. Soyez tenaces, obligez-vous à épargner chaque mois. Il est vrai que 100 CHF aujourd’hui ne représentent peut-être pas grand-chose mais cela fera toute la différence dans 25 ans !
  3. Adaptez votre épargne à l’évolution de vos revenus : si vous gagnez plus, épargnez plus. Et rappelez-vous qu’il est important de mettre de côté de petites sommes que rien du tout !
  4. Si vous êtes un indépendant, sachez que votre prévoyance est d’autant plus importante. Pour tout savoir à ce sujet, rendez-vous sur notre article dédié.
  5. Il est possible de signer un contrat de prévoyance 3a chez un assureur. Ce dernier permet aussi de devenir propriétaire plus aisément dans certains cas et de protéger sa famille en cas de décès avant l’âge de retraite, le montant signé lors du contrat étant garanti pour les héritiers en cas de 3a lié à une assurance-vie.

Afin d’atteindre vos objectifs de prévoyance, Simply Conseils vous recommandera parmi une large palette de solutions quelle formule de 3e vous convient le mieux en fonction de votre profil d’épargnant et de vos besoins.

 

 

Ai-je besoin d’un 3ème pilier ? Tous les avantages !

Un 3ème pilier peut être une solution judicieuse pour économiser davantage en prévision de la retraite tout en économisant sur les impôts chaque année.

C’est quoi ?

Afin de pouvoir ouvrir un troisième pilier, il faut être majeur, c’est-à-dire avoir plus de 18 ans et être domicilié en Suisse.

Attention ! Il est possible d’ouvrir un 3ème pilier uniquement jusqu’ à 5 avant l’âge de la retraite, soit 64 ans pour les femmes, 65 ans pour les hommes.

D’ailleurs il faut percevoir un salaire soumis à l’AVS pour penser au 3ème pilier lié. Salarié ou indépendant, c’est égal, seule change la somme qu’il est possible de mettre de côté. Pour les chômeurs en fin de droit, cette solution n’est cependant pas envisageable.

 

Bon à savoir

En 2020, un employé pourra cotiser CHF. 6’826.- au maximum dans le pilier 3A. Il est possible également de conclure un 3ème pilier libre, non déductible fiscalement, pour des montants plus conséquents.

Un indépendant qui n’est pas affilié à un 2ème pilier, le montant maximum déductible est de CHF. 34’128.

 

 

Les avantages du 3ème pilier

De nos jours, il n’est pas rare qu’une fois l’âge de la retraite atteint, les revenus provenant de l’AVS et du 2ème pilier de suffisent clairement pas à maintenir le niveau de vie antérieure. Afin de compléter vos revenus et profiter pleinement de votre retraite, ouvrir un 3ème pilier lié peut être la solution.

  • Chaque année, vous économisez sur vos impôts. En effet, la somme épargnée est déductible fiscalement de votre revenu.
  • Une fois à la retraite, si vous récupérez cette somme en capital, elle est soumise à l’impôt sur la fortune mais à un taux préférentiel. L’économie fiscale demeure substantielle.

Comment épargner?

Vous hésitez entre ouvrir un 3ème pilier dans une banque ou une assurance ? Dans les deux cas, vous pouvez faire des économies d’impôts chaque année et le montant qu’il est possible de mettre de côté chaque année est le même.

Le montant épargné

Dans une assurance, c’est le contrat qui détermine combien vous mettez de côté par année et en combien de fois. Le plus souvent, vous épargnez cette somme chaque mois, un peu comme lorsque vous payez votre assurance-maladie. Cela vous oblige donc à maintenir une certaine constance. Dans une banque, ce n’est pas pareil. C’est vous qui décidez combien et comment vous voulez épargner. Il faut donc être très motivé afin d’épargner ce que vous avez prévu. Surtout que vous pouvez aussi décider de tenter de placer l’argent dans un fonds de placement, qui peut vous rapporter plus mais qui est aussi plus risqué. Néanmoins, vous êtes plus flexible en cas d’imprévus.

Besoin de plus d’information ? Lisez notre précédent article qui compare précisément les différences entre un 3ème pilier dans un banque ou dans une assurance. Rappelons ici les principales différences :

En cas de décès

Dans une banque, vos héritiers touchent uniquement la somme épargnée. Dans une assurance, vos successeurs touchent le capital garanti prévu à la signature du contrat, montant qui peut donc être conséquent pour un jeune.

En cas de maladie

Dans une banque, il en va de votre responsabilité de continuer à épargner. Dans une assurance, passé un délai d’attente prévu, généralement 3 mois, cette dernière paye votre prime à votre place pour ainsi vous garantir le montant prévu à l’échéance du contrat.

 

Je place mon 3e pilier plutôt dans une banque ou dans une assurance ?

Si vous voulez économiser en prévision de la retraite tout en faisant des économies d’impôts chaque année, le 3e pilier est une bonne solution. Des banques et des assurances proposent des solutions d’épargne prévoyance, qui ne se ressemblent pas tout à fait. Qu’est-ce qui vous conviendrait le mieux selon vos besoins ?

J’aimerais mettre de côté, mais combien ?

Pour l’année 2019, un employé dont le revenu est soumis au 2e pilier peut mettre de côté au maximum 6’826 francs et obtenir une baisse d’impôt de 20 à 25% de la prime épargnée. Un indépendant sans caisse de prévoyance peut verser au maximum 34’128 francs.

L’avantage de contracter un 3e pilier dans une assurance, c’est que vous combinez une solution d’épargne et de sécurité puisque vous avez un capital prévu garanti en cas de décès.

Est-ce que je peux récupérer mon argent ?

Vous pourrez récupérer votre argent avant la fin du contrat prévue sous certaines conditions :

  • Vous partez définitivement de la Suisse
  • Vous achetez un bien immobilier
  • Vous passez de salarié à indépendant

Si je viens à tomber malade, que se passe-t-il ?

Dans un 3e pilier bancaire, il découle de votre responsabilité de continuer à verser dans votre 3e pilier ou non quoi qu’il arrive.

Dans les solutions 3e pilier via une compagnie d’assurance, il y a une option qui permet à l’assuré de garantir le capital prévu par le contrat en cas d’incapacité de gain. Si vous tombez malade, si vous êtes victime d’un accident ou devenez invalide, passé un délai d’attente prévu avec l’assurance, cette dernière paye à votre place votre prime. Si vous ne pouviez plus jamais travailler, l’assurance payerait votre prime jusqu’à la fin du contrat.

Et en cas de décès ?

Via un produit bancaire et en cas de décès, les héritiers touchent uniquement la somme épargnée dans le 3e pilier. De plus, ils devront payer des frais de succession.

L’ordre légal des bénéficiaires est le suivant :

  • Le conjoint ou le partenaire enregistré pour les partenariats entre personnes de même sexe.
  • Les enfants
  • les parents
  • les frères et sœurs
  • les autres héritiers

Via une police d’assurance, les héritiers légaux sont identiques mais ils touchent le capital garanti prévu à la signature du contrat. Cette somme est donc supérieure au capital déjà accumulé si la personne vient à disparaître alors qu’elle est encore jeune.

Je suis propriétaire d’un bien immobilier

En cas de maladie de longue durée ou de décès, il n’est pas rare qu’une famille doive vendre sa maison. En contactant un 3e pilier auprès d’une assurance, vous garantissez la possibilité de conserver votre bien immobilier, que ce soit en cas d’incapacité de gains ou de décès.